Notre premier voyage à vélo, entre Séville et Lisbonne


Nous avons souvent mentionné par-ci, par-là, que notre vie nomade avait débuté par un mois de voyage à vélo au sud de l’Espagne et du Portugal, mais sans jamais donner plus de détails. Il faut dire qu’à cette époque, début 2016, nous ne pensions absolument pas créer un blog. Nous n’avions même pas pris nos appareils photo dans nos sacoches, pour vous dire.

Quatre ans plus tard, en faisant du ménage au fond de nos téléphones, nous retombons sur nos photos, de piètre qualité. Mais les souvenirs remontent, les anecdotes resurgissent du fond de nos mémoires… aaah quel voyage ! Il nous prend l’envie de vous le raconter dans un article.

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La genèse éclair du projet

Fin janvier 2016, nous avons dit bye bye à nos emplois et notre appartement, tout est prêt pour le grand départ. Tout sauf… nos caboches, qui ne réalisent pas bien ce qui les attend. Les contours de cette nouvelle vie de voyageurs-travailleurs-à-distance sont flous, nous n’avons pas même choisi notre premier pays d’accueil.

Nous ressentons le besoin de commencer par prendre un bon grand bol d’air. De déconnecter, de nous ressourcer, bref, quelque chose au fond de nous réclame… des vacances. Ce terme plonge nos proches dans la perplexité. Ceux qui, malgré nos explications, s’imaginent que nous troquons nos sièges de bureaux parisiens contre des cocktails sur la plage. Mais pour nous, cela a du sens. Des vacances lentes et méditatives, avant d’affronter la lourde tâche de modeler notre nouvelle vie.

Dessin : tour du monde en vélo ?

Mi-raison, ayant déjà goûté aux joies du cyclotourisme, tentait depuis plusieurs années de convertir Mi-fugue. Celle-ci avait beau passer son temps sur des Vélib’, elle avait rarement pédalé plus de deux heures et était convaincue de ne pas en être capable. Donc tout naturellement (cherchez la logique), elle décida de célébrer ce changement de vie avec non pas deux heures, non pas deux jours, mais bien un mois à vélo.

Reste un souci : où vagabonder et camper en février, sans s’envoler sous les tropiques ? Nos futurs ex-collègues sont catégoriques : « Vous allez geler sur vos selles en Europe ». Nous étudions le climat de dizaines de régions et en repérons une plus douce. Il s’agit de la pointe sud-ouest de la péninsule ibérique. Bingo !

Coucher de soleil en Algarve

N’ayant aucune envie de rouler à bride abattue, nous nous fixons un objectif très raisonnable. Notre itinéraire ira de Séville à Lisbonne en vingt-cinq jours. Trois cents kilomètres à vol d’oiseau empressé, beaucoup plus à vol d’escargots zigzagueurs que nous sommes.

Dessin : carte de notre itinéraire à vélo dans le sud de l'Espagne et du Portugal

 

Les préparatifs hâtifs

Trop occupés par le grand chamboulement, entre la paperasse à gribouiller, les meubles à revendre, les pots de départ à siffler et la famille à consoler, nous ne voulons pas nous embêter outre mesure à préparer cette escapade à vélo. Nous achetons simplement deux biclous d’occasion, des sacoches et des béquilles renforcées. Le matériel de camping que nous possédons déjà est posé sur le tout et… roulez jeunesse !

Depuis Paris, nous désirons atteindre Séville en train, puisque nous ne sommes pas pressés. Hélas l’itinéraire s’avère hors de prix, en particulier côté espagnol. Qui plus est, les cycles ne sont pas acceptés tout du long. Nous nous rabattons sur des billets d’avion et expérimentons les joies de l’emballage de montures sous papier bulle.

Dessin : bataille de papier-bulle

Voilà tout, côté préparatifs. Nous ne lisons aucun conseil à propos des meilleurs itinéraires, de l’équipement, ni même des villes à visiter. Mi-fugue s’en remet simplement à Mi-raison et sa courte expérience de cycliste longue distance, avec pour résultat une odyssée parfaitement bien… euh… désorganisée !

 

Le top départ… des amateurs !

Débarqués à l’aéroport andalou, notre manque de préparation nous saute à la figure. Le temps de remettre nos engins sur roues et d’éclater les bulles restantes, il fait nuit noire. Nous découvrons à l’occasion que nos éclairages ne fonctionnent pas et nous avons trente minutes de route. Nous coinçons nos téléphones en mode « lampe » dans nos sacoches, croisons les doigts, serrons les fesses et nous promettons de ne plus rouler de nuit.

 

L’Andalousie à vélo, par monts et détours

Aaah, l’Andalousie ! Nous l’avions visitée quelques années auparavant et gardions un souvenir ému de ses villages perchés, son architecture arabo-andalouse, ses terrasses estivales, son flamenco à pois rouges et son gaspacho gorgé d’ail. Impossible d’être barbé de Séville ou de ne pas succomber devant l’éclat de Grenade.

Voyage à vélo à Séville en Espagne

En parlant de Séville, nous prenons le temps de (re)visiter la capitale régionale, sous un doux soleil. Nous découvrons ravis que les autochtones respectent les cyclistes : conducteurs prudents, panneaux rappelant de prendre soin de nous et pistes nombreuses. Pour la première fois, nous accrochons nos vélos au milieu d’une place et croisons les doigts pour que les sacoches soient toujours là au retour de la promenade. Ouf, c’est le cas !

Comme l’Andalousie est vaste, nous ne pouvons pas reparcourir l’ensemble des villes célèbres de la région. Surtout qu’elles aiment se hisser au sommet des collines. Nous nous contentons de descendre à Cadix, puis de longer la côte atlantique jusqu’à la frontière portugaise. Loin du circuit tout cuit des éminents villages blancs, nous faisons finalement connaissance avec… d’autres villages blancs méconnus, inattendus.

Village andalou en EspagneVillage blanc en Andalousie, Espagne

À vélo, le voyage est lent pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, lorsque les citronniers et les orangers bordent les chemins de campagne, que nous sortons notre mini-enceinte et pédalons en rythme avec la musique, libres et heureux comme jamais.

Voyage à vélo en Andalousie

Libérééééééééée, délivrééééééééée…

Voyage à vélo sur un chemin d'AndalousiePlaine d'Andalousie l'hiver

Du côté du pire, les entrées et sorties des villes de la région sont peu ragoûtantes. Nous traversons régulièrement des zones industrielles oubliées, voire des déchetteries nauséeuses. C’est aussi cela, le tourisme à deux roues.

Passages compliqués en cyclotourisme

Notre méthode pour repérer de jolis sentiers adaptés aux cyclistes est… inexistante. Nous ne connaissons à cette époque aucune application mobile spécialisée et les trajets vélo sont indisponibles sur Google Maps en Espagne. Nous lançons un jour l’itinéraire voiture, quitte à finir sur l’autoroute (véridique), et le lendemain l’itinéraire piéton qui nous entraîne dans la gadoue ou le sable. Nous poursuivons ainsi jusqu’à la fin du mois, car pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Flaques et gadoue à vélo

Pour ajouter un peu de pimiento, nous nous retrouvons deux fois à devoir contourner d’immenses installations militaires que ce cher Google Maps ne signale pas. Les chemins privés, il ne connaît pas. Étrangement, les gardiens ne sont pas très ouverts à la négociation. Voilà comment multiplier les kilomètres au compteur !

Voyage à vélo : contretemps et détours

« No pasar »

Autre mésaventure de débutants, nous affrontons, trente kilomètres durant, un vent qui nous fait presque reculer, le ventre vide, sans nourriture et au milieu de nulle part. Nota bene : avaler des kilomètres ne nourrit pas un homme. Ni une femme.

Nos trajets improvisés suivent tout de même un impératif, celui d’atteindre un camping dans la soirée. La tâche n’est pas si évidente au pays de Cervantes, car beaucoup ferment pour l’hiver. Aucun souci au sud du Portugal en revanche, où ils servent de demeures secondaires à des hordes d’Européens du nord frileux.

Voyage en vélo en Andalousie sur la plage
Coquillage sur le sable

Au fond d’une sacoche, nous transportons un hamac à deux places, ultraléger. Il s’accommode fort bien aux arbres des emplacements et constitue notre petit bonheur de fin d’étape, lorsque nous en avons plein les mollets. Hélas, s’il fait bon en journée, 15-20°C, la température plonge en même temps que le soleil. Il n’est pas rare que nous dînions en mode limaces, c’est-à-dire enfoncés dans nos sacs de couchage jusqu’aux antennes.

L’un des premiers soirs, le camping que nous avons repéré est inondé. Nous sommes loin de tout, la nuit approche, nous tentons notre premier bivouac (ne le répétez pas, c’est illégal en Espagne). C’est fou comme un feu de bois peut transformer une soirée d’hiver en expérience romanesque. En revanche, nous déconseillons la cuisson de pâtes en posant directement la casserole sur les braises. Nous n’aurions jamais cru que des pâtes pouvaient être aussi… eh bien, pâteuses. Ce petit problème de bouteille de gaz manquante sera rapidement réglé.

Dessin bivouac, feu et vélos

Attendez, pause. Devant vos yeux vraisemblablement ébahis, vient d’apparaître l’un des tout premiers dessins de Mi-raison. Cela mérite une parenthèse !

Un jour, tandis que nos montures se reposent sur la place d’un village, Mi-raison aperçoit une papelería (papeterie) et se lève subitement : « J’ai toujours rêvé d’apprendre à dessiner, c’est l’occasion ! ». Il revient avec un carnet, un feutre et se met à gribouiller.

Premiers dessins sur un carnet
Débuts en dessin de Mi-raison

Pendant ce temps, Mi-fugue envoie des récits-photos par mail à la famille et aux amis. Sans le réaliser, nous prenons doucement le chemin du blogging voyage.

Mais revenons à nos guidons. Un coup de pouce du hasard nous dépose à Cadix en plein carnaval. Dans nos esprits, un carnaval était une fête soit élégante comme à Venise, soit rythmée comme à Rio, soit semi-oubliée comme en France. En Espagne, nous découvrons le principe du carnaval-beuverie. Les gens se déguisent, puis picolent. Nous faisons un petit effort pour l’occasion et nous déguisons… en cyclistes !

Ville de Cadix en Andalousie

Déguisements de carnaval à Cadix, EspagneCoucher de soleil à Cadix en Andalousie

Niveau sportif, nul besoin d’être un coureur du Tour de France et de Navarre pour débuter le voyage à vélo. Les muscles se font petit à petit, ou ne se font pas, aucune importance. Nous observons tellement de détails en évoluant lentement que nos journées passent en un éclair, nous ne savons comment.

Le hic, ce sont les côtes. Même en pente douce, le poids des sacoches se fait sentir et nous tire vers l’arrière. Sauf que les montées, c’est un peu la spécialité de ce coin d’Espagne (et encore, nous traversons une zone relativement plate d’Andalousie).

Dessin : les montées à vélo

Vous aurez reconnu le coup de crayon d’époque !

Il existe une astuce pour faire grimper Mi-fugue plus rapidement : positionnez un chien sans laisse derrière elle, et faites-le aboyer. Record de vitesse garanti.

Afin de nous remettre de nos émotions, midi ou soir, les tapas espagnoles n’ont pas leur pareil. Sinon nous avons notre petite tradition : le sachet de purée en poudre cuisiné sur un bout de chemin. Rapidement prêt, chaud, réconfortant et plein de calories pour affronter l’après-midi.

Purée en bord de route

L’un de nos derniers soirs en Espagne, nous calculons mal notre trajet et la nuit nous rattrape. Toujours sans éclairage. Nous nous dépêchons, il ne reste que dix minutes, quand une sirène retentit derrière nous. Flûte, la Guardia Civil nous arrête. Nous baragouinons des excuses en françpagnol, ils nous sermonnent gentiment et finissent par nous escorter jusqu’au camping, gyrophares allumés. Nous leur promettons de ne pas recommencer et tenons parole.

Playa de la Ballena en Espagne

 

L’Algarve et le sud du Portugal à vélo

À peine la frontière portugaise traversée, les touristes sont nettement plus présents et les locaux parlent anglais couramment. Ce qui nous arrange un peu, car nous ne connaissons qu’une seule expression en portugais : tudo bem (tout va bien).

Côté météo, tudo pas bem, les prévisions annoncent un fort vent d’ouest. Nos mollets répondent qu’ils ne se sentent pas d’attaque. Alors nous trichons. Nous grimpons dans un train qui nous dépose à Sagres, l’autre extrémité de l’Algarve, et nous pédalons vers l’est avec les alizés dans le dos.

Vélo sur les plages d'Algarve au Portufal

Monter à bord de ce train portugais avec des vélos est un exercice en soi. Les quais sont aussi bas que les portes sont hautes. Il nous faut balancer les sacoches, puis hisser les vélos, sans oublier de monter avant que ne redémarre la locomotive. Des locaux motivés nous assistent. D’ailleurs, il ne nous faut pas longtemps pour trouver les Portugais particulièrement sympathiques.

Hélas, un peu moins sur la route. Habitués à la courtoisie espagnole, nous connaissons quelques frayeurs dans ce nouveau pays. Les voitures collent, klaxonnent, frôlent, nous stressent de tous les côtés. Puis, une fois éloignés de leurs voitures, les Portugais retrouvent leur caractère doux comme le porto.

Chat et porte colorée

Nous découvrons les falaises de l’Algarve et tombons… en admiration pour elles.

Praia Dona Ana à Lagos, Algarve

La Praia Dona Ana à Lagos, Algarve

Plage d'Algarve au Portugal

Nous fondons aussi pour les villes et villages du pays à l’architecture bien typique, tels Sagres, Lagos, Faro, Tavira. Les centres semblent n’avoir pas bougé d’une pierre depuis des siècles, tout comme le prix du verre de vin à 1€50.

Ville de Tavira au Portugal

Aperçu du centre de Tavira

Ville de Faro en Algarve

Celui de Faro

Quant aux routes, elles sont souvent plus champêtres et paisibles qu’en Espagne. Contre toute attente, c’est dans ce sud du Portugal réputé pour héberger les hivers les plus doux d’Europe que nous avons le plus froid, entre 12°C la journée et 5° la nuit.

Pire, nous essuyons quelques belles averses dont une diluvienne qui nous rince de la tête aux pieds, bagages compris. Nous débarquons dans un camping, enfournons tout au sèche-linge et patientons en slips dans la tente. Plus tard, ce sont deux jours de pluie non-stop qui sont prévus. Nous nous réfugions dans une chambre d’hôtes et laissons l’orage s’énerver dehors. C’est l’avantage de ne rien organiser.

Ville de Lagos au Portugal l'hiver

Ville de Lagos

À Lagos, un cycliste français habitué à vadrouiller nous demande ce qui rend nos sacoches si volumineuses. Eh bien… nos affaires. Il repart hilare, avec son minuscule baluchon sur le porte-bagage.

Nous pérégrinons suffisamment lentement pour suivre des détours conseillés par les locaux. Comme au minuscule village de Cacela Velha, surplombant l’océan.

Cacela Velha, Tavira, Portugal
Voyage à vélo en Algarve, Portugal

Dessiner sur les nappes aussi, demande du temps.

Dessin sur la table du restaurant

Nous débarquons un jour dans un village presque entièrement tenu par des Hollandais. Au camping, au casino, à la supérette, au restaurant, tout est écrit en néerlandais et construit en gouda.

Ailleurs, nous avons régulièrement des voisins de camping français. Typiquement, il s’agit de couples de retraités caravaniers qui occupent depuis seize hivers le même emplacement. Certains vont même jusqu’à y poser des nains de jardin.

Ville de Faro au Portugal
Ville de Setubal au Portugal

Alors que la fin du mois approche et qu’un petit appartement nous attend à Lisbonne, un coup de mou nous tombe dessus. Nous repérons un train et… horreur ! les vélos ne sont pas admis dans les wagons. Notre coup de mou se transforme en coup de bourre, trois jours de pédalage à grande vitesse jusqu’à la capitale.

Heureusement, Lisbonne nous accueille en beauté. Un appartement dans le vieux quartier d’Alfama, un matelas douillet qui change du tapis de sol, un soleil radieux et de bons restaurants pour nous remplumer !

Voyage à vélo à Lisbonne

La ligne d’arrivée

Ville de Lisbonne au Portugal

Nous prenons le temps de flâner, dégustons des pasteis de nata, revendons nos vélos, bouclons nos bagages et voilà !

Coucher de soleil à Lisbonne, Portugal

Tramway jaune à Lisbonne
Chaussures aux fenêtres à Lisbonne

 

Bilan

Voyage du 3 février au 2 mars, dont 3 jours piétons à Lisbonne.
Distance totale : 800km
Moyenne : 32km par jour
Minimum : 0km
Maximum : 65km

Nous rentrons plus que ravis de notre virée et nous promettons d’en organiser de nouvelles (ce que nous ferons en 2017 avec deux semaines de vélo en Bretagne). Un excellent moyen de tourner une page de nos vies ! Ce type de périple requiert peu de logistique, aucune préparation physique, tout en enseignant la patience, la contemplation, l’effort, l’humilité et l’appréciation des plaisirs simples. À qui le tour ?

Quelques conseils pratiques pour le vélo en Espagne et au Portugal

À refaire, nous travaillerions mieux notre itinéraire et nous renseignerions sur les « véloroutes » qui traversent l’Europe. Nous passerions également davantage de temps au Portugal, car la partie andalouse de notre voyage cyclotouristique n’avait pas autant de charme.

En hiver, la météo est très correcte. Nous avons eu quatre ou cinq jours de pluie sur le mois et des températures clémentes. Seule contrainte de la basse saison : il faut appeler chaque camping pour identifier ceux qui restent ouverts (un sur quatre environ).

Nous avons acheté nos fiers destriers en France sur Leboncoin pour environ 100€ pièce, puis les avons revendus à 70€ à Lisbonne via la version portugaise de ce site. Nous aurions quasiment pu les vendre au prix d’achat, mais nous étions pressés.

Côté matériel, ne vous suréquipez pas comme nous, nous transportions un peu trop. Contentez-vous d’un pantalon confortable de type legging, un gilet respirant et un coupe-vent-pluie. Pour le soir, ajoutez un bonnet et une veste polaire. Camper nécessite une tente évidemment, mais aussi des tapis de sol, duvets et serviettes en microfibres, à compléter d’un réchaud, d’une lampe de poche et d’une corde à linge.

Si vous cherchez davantage de conseils pour vous initier au cyclotourisme, vous pouvez jeter un œil au blog de nos amis Un monde à vélo.

 

Dessin casques de vélo

 

Vous en voulez plus ?

  • Retrouvez la chronologie de nos voyages, qui liste tous les pays traversés durant les mois et années qui ont suivi ces « vacances ».
  • Jetez un œil à la page des dessins du lundi pour découvrir les progrès de Mi-raison depuis ses premiers gribouillis…
  • … et à la page de nos plus belles photos, pour les progrès en photographie de Mi-fugue !



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